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Erreur 53 : un procès pour une tempête dans une verre d’eau

D 20 février 2016     H 11:54     A Clausyl info     C 11 messages


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En quelques jours, l’erreur 53 est devenue une affaire d’état. Rappelons qu’Apple a pris l’initiative de bloquer certains iPhone équipés du TouchID à partir du moment où une réparation de ce composant avait été effectuée par un réparateur non-agréé et qu’une mise à jour du logiciel était effectuée.

Tout le monde est tombé à bras raccourcis sur le groupe dirigé par Tim Cook et bien qu’il se soit défendue en expliquant que ces blocages avaient été effectués au nom de la sécurité des données, la tempête médiatique s’est abattue une nouvelle fois, Apple étant accusée de vouloir trop contrôler ses matériels.
Au milieu du déluge de commentaires autour du #53gate, signalons l’article de Damien Morin, le patron de Save (une société qui répare 250 smartphones par heure dans toute l’Europe), qui remet un peu « l’église au milieu du village ». Il explique pourquoi le blocage s’est produit et pourquoi Apple a procédé ainsi. « Apple nous dit : “Nous avons créé ce code d’erreur pour des raisons de sécurité. Nous sommes très conscients de l’importance des données du téléphone et du fait qu’elles doivent être inviolables. Notre mission est de les protéger et c’est l’intérêt de l’erreur 53.” Et ils ont raison ! (...) Cela veut dire que s’il n’y avait pas cette sécurité, nous pourrions démonter deux iPhone, intervertir les Touch ID et avoir accès aux données de l’autre iPhone ».

Une fonctionnalité pas un bug

C’est donc bien une tempête dans un verre d’eau car l’erreur 53 est la conséquence de réparations mal réalisées autour du TouchID et Apple est donc légitime à provoquer le blocage dans l’intérêt de ses clients, même si sa communication tout comme ses conditions générales gagneraient à être plus lisibles. L’expression souvent entendue « c’est une fonctionnalité et non pas un bug » semble pour une fois parfaitement appropriée.

Tout ceci n’a pas empêché le cabinet Pfau Cochran Vertetis Amala (PCVA) de déposer une plainte en nom collectif à propos de ces contraintes de réparation. Le cabinet d’avocats réclame 5 millions de dollars de dommages et intérêts et le remplacement des iPhone pour le compte de ses clients engagés dans la procédure. Par ailleurs, les plaignants réclament l’arrivée d’une nouvelle version d’iOS enlevant les restrictions de réparation. En l’espèce, on ne voit pas très bien ce que cela vient faire, car l’erreur 53, si elle est effectivement liée au système d’exploitation, survient parce que ledit OS considère que l’iPhone est compromis et qu’il convient donc de protéger les données en les rendant inaccessibles. La plainte contient pourtant un aspect qui pourrait être lui plus recevable et qui concerne la non-information des clients sur ces dommages potentiels. « Apple n’a pris aucune mesure pour prévenir ses clients que la mise à jour logicielle ou la sauvegarde de données pouvait aboutir à l’erreur 53, lequel rend l’appareil inopérant et conduit à la perte de données ».


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